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The new triangle of allies: Israel-USA & Saudi Arabia


Israel Defense Forces Chief of Staff Gadi Eisenkot recently gave an unprecedented interview to a Saudi news site, in which he asserted that Israel and Saudi Arabia are in full agreement about Iran.

Saudi Arabia currently does not have official diplomatic relations with Israel and abides by an Arab League boycott on trade with the Jewish state.

Since the Arab Spring erupted, and more especially during the past year, Israel and Saudi Arabia have drawn significantly closer, owing to their common interests or common enemies : Hezbollah & Iran. Saudi Arabia’s fear of its enemies is indeed pulling it closer to Israel, but it is limited in its ability to manage these collaborations, at least publicly, as long as the Palestinian problem remains unresolved. And in September, Crown Prince Mohammad bin Salman (MBS), was reported to have made a secret visit to Israel.

In mid-November, Gadi Eizenkot, the chief of general staff of Israel’s defense forces, landed a media coup. He described, in broad terms, how he viewed his country’s relations with Iran on one side and Saudi Arabia on the other. He did so in an interview with the Saudi Arabian website Elaph.

Eizenkot explained that Israel was prepared to share information as well as intelligence material with moderate Arab states in order to counter Iran. He answered the question of whether Israel had already shared intelligence with Saudi Arabia by quoting from a letter of intent: “We are prepared to share information when necessary. We have many common interests.” He did, however, make one thing crystal clear: Iran is viewed by Israel as the “greatest threat to the region.”

 In other significant comments, Israeli Energy Minister Yuval Steinitz this week admitted to having discreet contacts with the kingdom. “We have ties that are indeed partly covert with many Muslim and Arab countries, and usually [we are] the party that is not ashamed. It’s the other side that is interested in keeping the ties quiet.

 It appears that both countries are being particularly careful about communicating mutual rapprochement through unofficial channels. The fact that Eizenkot granted Elaphan interview can be seen as evidence of a deliberately defensive PR strategy

Saudi Arabia “doesn’t give a damn” about the Palestinian cause, a former Israeli security advisor has said, as long as it can cement a deal with Israel against Iran.

The Kingdom is willing to accept almost any kind of Israeli-Palestinian peace deal, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s former defence minister Yaacov Nagal said in an interview with The Telegraph.

However, the Saudi foreign minister stated in a television interview not long ago that his country does not maintain ties with Israel.He also reiterated the traditional Saudi demand for Israel to enter into regional negotiations on the basis of the 2002 Arab Peace Initiative. Publicly, Riyadh’s position is that Israel must abide by the 1967 Green Line for any such negotiations to take place.

This week, Israeli players have been denied visas to participate in a speed chess championship hosted by Saudi Arabia this week, a vice-president of the World Chess Federation (Fide) has said.

Establishing diplomatic relations would please the charismatic warmonger US President Donald Trump, who counts the two countries as among his strongest allies against the perceived threat from Tehran.While the US seeks to unite Saudi Arabia and other Arab states with Israel against Iran, many Middle Eastern countries are reluctant to get too close to the Israelis without progress on the Palestinian issue.Israelis and Saudis  likewise believe that a reduction in American influence in the Middle East left a power vacuum that risks being filled by enemies. Other overlapping policies include the designation of Hezbollah as a terrorist organization, as well as opposition to Qatari meddling in the region.

 

Israeli – Palestinian Conflict and Propaganda


  • (First published in 2015)

 

  • The Western Propaganda in favor (or not) of Israel

charlie hebdo israelo-palestinian
Israeli-Palestinian Conflict “Stop Everything! God does not exist

Daily headlines and front-page news coverage connects often Israeli and Palestinian actions in a particular way: Israel is usually depicted as reacting to Palestinian provocations.

 During the latest Israeli assault on Gaza during the summer of 2014, the news media emphasized in countless items that the Israeli military responded to rocket attacks by Hamas. As an example, the German press argued Israel would hesitate to “retaliate” to rocket fire from Gaza (FAZ.NET, 9 July 2014), had “retorted the attacks” (Bild.de, 10. Juli 2014), or “responds to rocket fire“ (SpiegelOnline, 11. Juli 2014).
Such usual framing of issues in the Israli-Palestinien conflict implied a cause (Hamas) and effect (violent confrontation) framework that promotes a particular solution such as Israeli military offensive actions to stop Hamas’s rockets.

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What’s happening between Saudi Arabia and Lebanon?


Lebanon was stunned on Nov. 4 and its still in shock when its prime minister, Saad Hariri, speaking from Saudi Arabia, delivered a halting resignation speech. Mr. Hariri said he left Beirut because he feared assassination. He placed the blame for his long-distance resignation on Iran and its main ally in Lebanon, Hezbollah.

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Les apparences sont aussi souvent trompeuses au Proche et Moyen Orient.


“Au Moyen Orient, vous pourriez constater que souvent l’impossible devient possible”. Si vous êtes débutant en géopolitique et géostratégie pour le Proche et Moyen Orient, vous pourrez me dire que j’exagère un peu. Pourtant,  les incidents graves qui ont lieu aujourd’hui dans cette région, , qui aurait pu savoir ou imaginer, dès les années 2000, qu’une telle catastrophe humaine allait y arriver aujourd’hui?

Par rapport à la situation qui y régnait il y a près de 6 mois au Proche-Moyen Orient, le contexte a été complètement renversé:

  • La Turquie a renoué ses relations diplomatiques  à nouveau avec l’Etat hébreu et la Russie et au cours du même mois de Juillet, l’ancien style du kémalisme et ses “restes” n’ont pas pu renverser le Sultan turc quand  le putsch a été avorté le 16 Juillet.
  • Des délégations entre Riyad et Tel-Aviv font des allers-retours car l’ennemi numéro 1 pour les deux c’est l’Iran.
  • L’Iran et les Etats-Unis sont sur le point de normaliser leurs relations :Sans aller jusqu’à la renaissance d’une vieille alliance datant de l’époque du chah, ce rapprochement pourrait rebattre les cartes stratégiques du Proche-Orient.
  • Erdogan a réalisé l’ampleur des ententes américano-russes relatives à la crise syrienne qui vont généralement dans l’intérêt des Russes. Aussi la présence de la Russie au Maghreb inquiète la Turquie qui veut faire partie des projets. Ce qui l’a incitée à accélérer l’amélioration des relations avec la Russie et Israël, mais aussi à adopter deux autres voies :1.La Turquie a déclaré  son intention officielle par la voix de son premier ministre de reprendre les relations avec le régime d’Assad en Syrie au détriment de ses engagements envers l’opposition syrienne.2. Faire monter la discorde avec les Etats-Unis en raison de sa coalition avec les ennemis kurdes en Syrie et de leur soutien pour leurs ambitions pour une « fédération kurde au nord de la Syrie ». Ni le régime d’Assad ni la Turquie voudraient voir un état de Kurdistan se propager entre leurs frontières mutuelles. D’où les Kurdes ils vont attendre encore longtemps pour voir leur propre état naître aux cendres des guerres qui ravage le Moyen Orient.
  • Israël voudrait envoyer son gaz naturel en Turquie et via la Turquie ensuite en Europe. Pour réussir un tel exploit il faut que le gazoduc passe via la République de Chypre. Or, au jour d’aujourd’hui il n ‘y a pas de solution au problème communautaire entre les Grecs Chypriotes et les Turcs Chypriotes. La république de Chypre n’est pas d’accord qu’un gazoduc passe par Israël via Chypre en Turquie sans qu’une solution soit trouvée entre les deux parties à Chypre précédemment.
  • Un coup de froid a été installé aux relations entre l’état d’Israël et les Etats-Unis depuis longtemps.
  • L’Egypte s’est rapprochée de l’Arabie Saoudite en espérant des grands investissements des Saudis en Egypte. Dans cette perspective ce rapprochement jette aussi un pont entre ces deux pays :un pont reliera bientôt l’Égypte à l’Arabie saoudite.
  • L’état islamique se trouve d’ores et déjà en décomposition en multipliant ses attaques à l’extérieur du caliphat.
  • Bagdad semble gagner du terrain contre les extrémistes sunnites en Irak.
  • Les rebelles houthis au Yémen lancent des attaques sporadiquement contre la coalition menée par l’Arabie Saoudite au conflit qui depuis plus d’un an a fait plus de 6400 morts et déplacé 2,8 millions de personnes. Lancées en avril à Koweït, les discussions de paix n’ont enregistré aucun progrès.
  • La situation au Liban et aux territoires de Palestine semble très calme cet été ce qui est très étonnant.

On a l’impression que les Etats-Unis ont presque perdu leur “double- jeu” au Moyen Orient surtout que leurs alliés- les britaniques voient que leur influence se trouve en déclin après le Brexit. On a l’impression que la seule personne à qui tout réussit après surtout son implication au conflit ukrainien est le Président Russe: Vladimir Putin.

Mais les apparences sont aussi souvent trompeuses au Proche et Moyen Orient.

  • La guerre d’usure est déclarée pour toute partie impliquée au Moyen Orient surtout après le “grand trou noir” que les Etats-Unis ont fait avec leur alliés britanniques etc avec la guerre en Irak.
En raison du désordre actuel que connait le Moyen-Orient, la politique américaine dans cette région est devenue la cible du public, et le célèbre commentateur politique Noam Chomsky a récemment critiqué le « trou noir » politique créé par les États-Unis au Moyen-Orient.

Vu que la situation est plongée dans le chaos aujourd’hui les pays qui participent activement aux guerres dans cette région seront les grands perdants.  Si l’ours a l’habitude de faire le gros dos et de gagner toutes les guerres d’usure auxquelles il a pris part, l’écroulement du prix du pétrole n’est pas sans conséquences. C’est pourquoi, vu que les Etats-Unis ont beaucoup de problèmes à régler à la maison, rester activement au Moyen Orient et investir plus dans ce trou noir, ne sera pas sans conséquence. On assiste cette année à la grande course présidentielle frénétique entre Hillary Clinton et Donald Trump. Si Trump estime être le seul à pouvoir régler les problèmes de ses concitoyens, il impute à Hillary Clinton tous les malheurs du MoyenOrient, ou presque. On a vu les derniers mois des affrontements et des tueries entre la police et les citoyens “noirs” de couleur de peau aux Etats-Unis. Des événements assez tristes pour ce pays créé par des immigrés.

Les Etats Unis sont devenus le premier producteur de pétrole du monde depuis l’année dernière. (le boom du schiste américain). D’où la chute des prix du pétrole. D’où le mécontentement de l’Arabie Saoudite. Donc, la meilleure voie à suivre pour les Etats-Unis,  maintenant qu’ils sont  “indépendants” energétiquement parlant, serait leur départ peu à peu des conflits et du contrôle qu’ils ont au Moyen Orient en ayant comme objectif que tous leurs ennemis potentiels sont impliqués dans cette région pour qu’ils subissent le même niveau de dégradation que les Etats-Unis dans cette région.En même temps, sans en être inquiétés, les Etats-Unis vont rétablir leur santé économique et améliorer leur image “de police mondiale”.

Au niveau global, les deux principaux marchés de l’énergie sont l’Union européenne et la région d’Asie de l’Est, à savoir la Chine et les pays de l’ASEAN.

La région d’Asie de l’Est est le marché le plus prioritaire pour les Etats-Unis pour leur vendre du pétrole et pas le marché européen . D’où l’implication des Etats-Unis fait des nouveaux conflits en Asie.  Néanmoins, pour que les Etats-Unis réussissent dans ce domaine ils devraient  faire de la place pour la Russie en Europe et au  Moyen Orient.

Dans ce climat de chaos généralisé, le dollar va sortir gagnant tandis que leurs partenaires lesEuropéens et leurs rivaux comme les Russes vont sortir à nouveau affaiblis.

Pourtant, au Moyen Orient tout reste possible. Les apparences sont aussi souvent trompeuses.  Le conflit et la tragédie au Moyen-Orient pèsent sur tout et sur tous même à l’autre côté de l’Atlantique.